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Israël infiltre le Liban via une compagnie indienne!

19-04-2016

Al Manar

Une fois de plus, l’ennemi israélien pénètre au Liban par le biais des Nations Unies.

Dernier épisode de ce feuilleton, une compagnie indienne qui travaille dans le domaine de l’équipement de l’armée israélienne a obtenu le feu vert pour un projet consultatif en vue de construire des zones industrielles dans la Békaa et au sud Liban !

Cette fois donc, l’infiltration sioniste du pays est « industrielle ». Un projet de construction de trois zones industrielles dans la Békaa et au sud a été mis en œuvre. Une initiative positive et tant attendue par les Libanais, puisqu’elle permettra de créer des milliers d’emplois.

Mais le problème est ailleurs. Les Nations Unies ont chargé la compagnie indienne Mahindra de diriger les travaux de consultations nécessaires pour construire ces zones industrielles. Sachant que cette compagnie est fortement active dans les territoires occupés par Israël, et la grande partie de son action revêt un aspect commercial, industriel, mais aussi militaire.

En effet, les liens entre ladite compagnie et Israël ne sont pas secrets. Les informations en ce sens sont publiées sur le site officiel de Mahindra et dans les médias israéliens.

Le groupe « Mahindra pour les services spéciaux » est « le partenaire de la société de l’exportation israélienne dans le domaine de la sécurité nationale », une agence gouvernementale israélienne qui opère sous la supervision du ministère du travail.

Mahindra aide les compagnies israéliennes à avoir accès dans le marché indien.

Le journal Times of Israel a publié sur son site en avril 2015 que « la compagnie de la technologie des informations affiliées à Mahindra a conclu un partenariat avec la compagnie israélo-américaine Comvers pour construire un centre de recherches et de développement en Israël ».

En 2012, Mahindra a signé un accord avec la compagnie israélienne Rafael Advanced Defense Systems qui fabrique des armes et des technologies militaires pour l’armée israélienne. Sachant que cette dernière a mis en place le système de défense antimissile israélien « dôme d’acier », ainsi que d’autres armes sophistiquées pour l’armée israélienne.

Toutes ces informations confirment le danger qu’encourt le Liban en permettant à Mahindra d’avoir accès à son territoire.

Primo, cette compagnie facilitera à ses partenaires sécuritaires israéliens de se déplacer librement au Liban.

Secundo, le traitement avec une compagnie ayant un partenariat avec l’ennemi enfreint à la loi de boycott d'Israël, sans oublier de souligner la dimension morale sur ce sujet.

Commentant cette nouvelle, le ministre de l’industrie libanais Hussein Hajj Hassan a assuré au journal libanais Al-Akhbar que « son ministère n’a pas fait appel à la compagnie indienne, mais ce sont les Nations Unies qui en sont responsables. Nous allons les contacter pour les informer de notre position, une fois les informations sur le lien avec l’ennemi sont confirmées ».

Les projets de construction de zones industrielles datent de janvier 2014, lorsque l’association des industriels a lancé un projet pareil à Jizzine, Nabatiyeh et Zahrani (au sud) et le quatrième dans la Békaa.

Le problème du financement a entravé la poursuite du processus qui est devenu lettre morte.

Mais le ministre de l’industrie Hussein Hajj Hassan a débattu de cette question avec des représentants onusiens pour le développement industriel (UNIDO) dans un congrès à Vienne.

Ensuite, et après accord de l’ONU et du gouvernement italien qui a accordé un don de 500 mille euros pour couvrir les frais des études préliminaires à ce projet, un appel d’offres a été lancé auprès de 16 compagnies de consultation libanaises, européennes, et internationales.

En fin de compte, c’est la compagnie indienne Mahindra qui a été déléguée pour cette tâche. Selon Michel Daher, président de la commission des zones industrielles à l’association des industriels, le montant du contrat signé avec la compagnie est de 286 mille dollars. Sa mission est de dresser les études nécessaires pour les constructions, les infrastructures, et les besoins nécessaires en vue d’achever la mise en place des trois zones industrielles en six mois.

D’après le site UNIDO, les représentants de Mahindra ont visité la semaine dernière des sites à Baalbeck et au Chouf en coordination avec des experts du ministère de l’industrie libanais. Mardi dernier, soit le 12 avril, ledit ministère a lancé l’étape exécutive pour dresser les études nécessaires.

Réseaux Internet illégaux : "Les grosses têtes devront tomber", affirme Hassan Fadlallah

19-04-2016

L'orient le jour

A l'issue d'une réunion de plusieurs heures, émaillée de débats houleux, la commission parlementaire de l'information et des télécoms, présidée par Hassan Fadlallah, un député du Hezbollah, a assuré que le dossier des réseaux Internet illégaux ne serait clos qu'une fois "les grosses têtes" tombées.

"Chaque personne impliquée dans le scandale des réseaux Internet illégaux sera jugée". C'est de la sorte que M. Fadlallah a pris la parole à la fin de la réunion de la commission qui intervient sur fond de scandale des réseaux Internet illégaux au Liban.

L'affaire a éclaté il y a quelques semaines. Ces réseaux, présumés liés à Israël, selon le ministre des Télécoms, Boutros Harb, distribuaient, entre autres, leurs services à des administrations publiques libanaises, notamment des services de sécurité. Ils s'étendaient de Denniyé (Liban-nord) à Zaarour (Metn), en passant par Faqra et Ouyoun el-Simane (Kesrouan).

Le ministre de la Défense, Samir Mokbel, a pourtant assuré mardi que le réseau Internet de l'armée n'était pas infiltré. "L'armée libanaise bénéficie d'un réseau distribué par des fournisseurs agréés et légaux", a confié M. Mokbel au quotidien an-Nahar, paru mardi. Le réseau de l'armée n'est pas infiltré", a-t-il insisté.

Il y a une semaine, l'affaire des réseaux illégaux a pris une tournure absurde à cause d'une valse d'informations et de déclarations contradictoires concernant la découverte d'un câble de fibre optique sous-marin dans la région de Nahr el-Kalb. La société qui gère les télécoms libanais, Ogero, affirmait qu'il s'agissait d'un câble destiné à la distribution d'Internet. Le parquet militaire a estimé qu'il s'agit plutôt d'un câble de transmission télévisuelle.

Le président de la commission des Télécoms a ainsi noté des contradictions entre les rapports remis à l'Inspection centrale par l'armée libanaise d'une part et la commission des Télécoms d'autre part. "C'est à la justice de trancher la question. Personne ne veut rejeter la responsabilité sur l'autre partie. Je peux vous dire qu'il y a en tout cas aujourd'hui une coopération entre les pouvoirs au niveau de ce dossier", a-t-il martelé.

M. Fadlallah a également dit que le ministère de la Défense lui a assuré "ne pas être au courant d'installations de câbles de fibre optique". Il a ensuite affirmé ne "pas avoir eu de réponse de la part du ministère de l'Intérieur concernant l'installation des équipements illégaux et pour quelles raisons les autorités avaient fermé les yeux". S'il a confirmé l'absence du ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, lors de la réunion, "pour des raisons de santé", M. Fadlallah s'est toutefois interrogé : "Le ministère a-t-il quelque chose à cacher?".

La justice doit répondre à cette question"
Il a ensuite affirmé que "les informations examinées en commission prouveraient qu'il y a des responsables impliqués dans le scandale, et non seulement des personnes de moindre importance". "Du matériel de grande ampleur est entré en territoire libanais, et il faut savoir si des responsables ont accordé une couverture à ces activités. La justice doit répondre à cette question qui dure depuis des années", a-t-il insisté.

Interrogé sur les accusations lancées par certains dirigeants contre le PDG d'Ogero, Abdel Menhem Youssef, M. Fadlallah a affirmé que "la commission n'accuse personne". "Nous ne pouvons faire le procès de quiconque, c'est à la justice de le faire. Nous avons un rôle d'enquête et de contrôle en tant que commission parlementaire, mais nous voulons faire tomber les grandes têtes et accompagner la justice pour aboutir au résultat final", a-t-il dit.

M. Youssef, qui assistait à la réunion, a quitté la salle avant la fin des débats. "Certaines parties ont demandé à ce que M. Youssef soit exclu de la réunion", a reconnu Hassan Fadlallah, sans en dire plus. Plusieurs médias locaux ont rapporté des accusations lancées par le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, contre M. Youssef. "Je ne suis accusé de rien. Qu'il me dise de quoi je suis accusé ou soupçonné au juste", a répondu le PDG d'Ogero à sa sortie.

Début avril, l'agence Markaziya rapportait que M. Youssef avait été entendu par l'Inspection centrale pour s'expliquer sur 45 plaintes lancées contre lui.

Une prochaine réunion de la commission a été fixée le 4 mai.

En cours de matinée, une réunion ministérielle sécuritaire s'était tenue au Grand Sérail, sous la présidence du chef du gouvernement, Tammam Salam, et en présence notamment du ministre des Télécoms. Cette réunion avait également pour ordre du jour le dossier des réseaux Internet illégaux. M. Harb avait assuré que l'enquête n'allait pas être fermée et que des mesures seraient prises à l'encontre des personnes impliquées.

La nuisance de l’Arabie Saoudite. Comment y résister?

20-04-2016

Pr Chems Eddine CHITOUR - L'expression

Hier s’est tenue la réunion de la dernière chance à en croire le site Huffington post. La réunion de la «dernière chance» à Doha. Aux dernières nouvelles, un nouveau projet d’accord sur le gel de la production pétrolière qui pourrait constituer un obstacle majeur à la conclusion définitive d’un accord contraignant puisque l’Iran, a décidé de ne pas participer à la réunion de Doha et refuse de geler sa production. (…)

«Le problème, désormais, consiste à déboucher sur quelque chose qui exclurait l’Iran, satisferait les Saoudiens et ne fâcherait pas la Russie», a résumé une autre source de l’organisation.

Le projet prévoit notamment que la production quotidienne moyenne chaque mois ne dépasse pas le niveau de janvier dernier, selon une copie obtenue par Reuters. Ce gel resterait en vigueur jusqu’au 1er octobre puis les producteurs se réuniraient à nouveau en octobre en Russie pour évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre d’un redressement progressif du marché pétrolier ». (1)

Beaucoup d’experts sont sceptiques: «La réunion des pays pétroliers aujourd’hui à Doha, destinée à négocier un gel de la production afin de soutenir les prix, semble mal partie. L’Iran a confirmé qu’il n’enverra aucun représentant à cette rencontre qui regroupe une quinzaine de pays producteurs, dont l’Arabie Saoudite et la Russie. L’Iran, qui veut retrouver son niveau de production d’avant les sanctions, n’entend pas se soumettre à ce qu’il considère comme une pression injustifiée de l’Arabie Saoudite, voire une exigence renouvelée par le puissant vice-prince héritier d’Arabie, Mohammed ben Salmane, qui préside l’Aramco.

L’Arabie Saoudite est en mesure de produire 20 millions mbj. «Je ne suggère pas que nous allons produire plus, mais que nous pouvons produire plus», a-t-il expliqué rappelant ainsi que l’Arabie Saoudite a les moyens d’être le maître du jeu sur le marché pétrolier. «Let them eat oil» (laissez-le bouffer du pétrole), a titré le HuffPost Canada devant une perspective peu réjouissante pour l’industrie pétrolière.(..)

L’Arabie Saoudite paraît davantage guidée par son animosité, voire sa fixation politique à l’égard de l’Iran, que par la réalité du marché.
Le prix du baril a chuté de près de 60% depuis la mi-2014. Les analystes estiment qu’il existe un excédent d’offres de 2 millions barils-jour sur le marché mondial actuellement. Les pertes pour les pays exportateurs sont faramineuses et se comptent en centaines de milliards de dollars.» (2)
On sait que l’Opep, en décembre 2015, a décidé de ne rien décider du fait de l’intransigeance des monarchies du Golfe conduites de main de fer par l’Arabie Saoudite. Quelle est la situation actuelle?

On peut ajouter le fait que les stocks américains sont au plus haut à près de 490 millions de barils/jour soit plus de 110 millions de barils/jour achetés avec un pétrole bradé. L’Opep de papa, des pionniers qui avaient une haute idée de leur mission, est morte. S’agissant de l’Arabie Saoudite et des pays rentiers du Golfe, ils vont successivement subir le même sort que la Libye au fur et à mesure de l’épuisement des réserves.

Qu’est-ce que l’Arabie Saoudite?

Qu’est ce que c’est ce pays plus réputé par sa capacité de nuisance, sa manne pétrolière et sa prise en otage des Lieux saints de l’Islam d’un milliard et demi de musulmans. C’est en un mot le deal d’un chef de tribu, les Saoud, et un prédicateur Abdel Wahab à la fin du XVIIIe siècle.

Ce deal n’aurait eu aucun impact sur le mouvement du monde sans la découverte du pétrole, la création de la compagnie américano-saoudienne et le parapluie américain depuis ce temps-là jusqu’à l’année 2015, date à laquelle on note une inflexion américaine en faveur d’une normalisation avec l’Iran ennemi juré de l’Arabie Saoudite qui, après avoir rompu ses relations avec lui, fait tout pour le contrer notamment en l’accusant de vouloir asseoir son hégémonie. D’un côté, l’Arabie Saoudite et la Turquie et les petits roitelets, de l’autre, l’arc chiite avec l’Iran, la Syrie, l’Irak avec le Hezbollah libanais.

Si on y ajoute l’exportation du salafisme, nous avons les ingrédients du chaos mondial. De même, dans une tribune publiée par Le Monde les deux historiens Sophie Bessis et Mohammed Harbi affirment, eux aussi, l’existence d’une filiation idéologique entre l’EI et le Royaume saoudien: «Le djihadisme est avant tout l’enfant des Saoud et autres émirs auxquels [la France] se félicite de vendre à tour de bras ses armements sophistiqués, faisant fi des valeurs qu’elle convoque un peu vite en d’autres occasions.»

Pour Nafeez Ahmed, du point de vue économique, «De profondes réalités structurelles sont le signe que l’Arabie Saoudite est effectivement au bord de la déliquescence à long terme, processus qui pourrait débuter dans les années à venir.

L’Arabie Saoudite s’apprête à faire face à un tourbillon d’épreuves qui, si l’on se fie à l’histoire, mèneront la monarchie à sa perte au cours de la prochaine décennie. Un rapport publié récemment par Citigroup a prévu que les exportations nettes plongeraient jusqu’à zéro dans les quinze prochaines années. Cela signifie que les recettes enregistrées par l’État saoudien, dont 80% proviennent des ventes de pétrole, sont condamnées à la chute. Les réserves de l’Arabie Saoudite tombent à des niveaux sans précédent, chutant de leur pic de 737 perpétuel. Les considérables milliards de dollars atteints en août 2014 à une valeur de 672 milliards de dollars en mai.

À ce rythme, à la fin 2018, les réserves du royaume pourraient atteindre la très basse valeur de 200 milliards de dollars.» (3)

La Mecque: Cité de Dieu ou cité marchande?

La deuxième manne la plus importante de ce pays qui n’invente rien, qui profite des sentiments religieux des musulmans, est de développer les moyens d’aspirer une rente religieuse à coté de la rente pétrolière.

Ruth Grosrichard directrice de recherche au CNRS, Ziauddin Sardar, intellectuel britannique, et musulman d’origine pakistanaise, dans leur Histoire de La Mecque, de la naissance d’Abraham au XXIe siècle, publiée aux éditions Payot. «Pour ériger ce clinquant architectural », écrivent-ils, il aura fallu détruire quelque 400 édifices, soit 95% de l’héritage millénaire de la ville.

La Mecque est, depuis plus de 80 ans, la chasse gardée de la dynastie saoudiennne qui en a fait l’instrument de sa légitimité politique et religieuse, et a choisi, écrit l’auteur, d’agir comme si cette ville «n’avait ni préhistoire ni histoire avant Mahomet ni histoire après lui».

En 1973, cette volonté d’effacer toute trace du passé a conduit l’Etat saoudien à raser au bulldozer des quartiers entiers qui abritaient des sites historiques, anéantissant du coup un irremplaçable patrimoine culturel.

Et ce n’était pas fini: en 2005, la mosquée Bilâl, probablement édifiée à l’époque du prophète Mahomet, est démolie sous un prétexte purement sécuritaire: elle jouxtait le palais du roi Fahd; en 2010, la maison supposée de Khadija, première épouse du prophète, se voit recycler en un bloc sanitaire, au sein d’un luxueux complexe résidentiel, Makkah Clock Royal Tower.» (2)

«La Mecque d’aujourd’hui, poursuit Sadr, est la quasi-propriété privée de la monarchie saoudienne originaire du Najd (région centre de l’Arabie). Quand la ville sainte, cœur de l’islam, est souillée, polluée, culturellement aride et envahie par la corruption, le reste du monde islamique ne s’en sort guère mieux.» (4)

Comme on le voit, l’Islam, à l’instar des autres religions, n’échappe pas à la marchandisation du sacré. Le néolibéralisme y voit une autre manne inépuisable, l’essentiel est de donner au pèlerin ce qu’il veut avec en plus un supplément d’âme pourvu qu’il ait les espèces sonnantes et trébuchantes.

La curée n’a pas de limite pour dénaturer La Mecque et lui faire perdre sa dimension transcendante pour les musulmans. Selon certaines estimations. Alors qu’entre Hadj et Omra, le nombre total des visiteurs peut dépasser annuellement les 12 millions et devrait atteindre les 17 millions à l’horizon 2025.
Par ailleurs, il est noté que l’industrie du pèlerinage représenterait 50 milliards de dollars pour le royaume saoudien, soit le deuxième pôle de recettes financières après le pétrole.» (5)

À leur arrivée à l’aéroport de Djeddah, les pèlerins confient leurs passeports à leurs guides en échange d’un bracelet d’identification. L’image de l’Islam qu’en donnent ces potentats du Golfe est à des années lumière du vrai Islam. (6)

L’Iran pense boycotter le pèlerinage

On comprend dans ces conditions l’animosité des Iraniens qui sont aussi confrontés à la nécessité pour certains d’entre eux d’effectuer le pèlerinage dans des conditions difficiles. Le nombre d’Iraniens qui effectueront cette année le pèlerinage de La Mecque est sensiblement en baisse.

L’obtention d’un visa saoudien constitue l’obstacle le plus important pour les hadjis iraniens, car les relations diplomatiques entre les deux pays ont été unilatéralement rompues par le Royaume wahhabite. (…)

Il est aussi à noter que les Iraniens ont une triste expérience de pèlerinage sur les Lieux saints de l’Islam. Il suffit de citer le massacre de 1987.
Le guide suprême de la révolution islamique, l’ayatollah Khomeiny, a émis à l’époque une fatwa interdisant aux Iraniens de se rendre à La Mecque.

Le visa saoudien étant vendu au marché noir entre 10 000 et 20 000 dollars (entre 8920 et 17840 euros), beaucoup acceptaient de payer cette somme. Il n’est pas exclu que de nos jours, les fidèles désireux de se rendre à La Mecque soient prêts à assumer des dépenses similaires. Mais la sécurité des pèlerins iraniens n’est nullement garantie. En 2015, où 464 ressortissants iraniens ont trouvé la mort dans une bousculade géante à Mina.

Vu l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays, les pèlerins iraniens ne pourront pas bénéficier de l’assistance consulaire. Pire, en cas d’accident majeur, les Iraniens décédés seraient enterrés sur place. (7)

L’Algérie victime collatérale devrait réagir

Non seulement l’Algérie perd de l’argent par la chute des prix du pétrole du fait d’un bras de fer qui la dépasse, mais elle subventionne l’Arabie Saoudite dans son budget en permettant le Hadj et les «Omra».

Sur un site on apprend que beaucoup d’Algériens proposent de boycotter le Hadj pris en otage par l’Arabie Saoudite qui n’arrête pas les gestes inamicaux envers l’Algérie.

Pour l’histoire, au début du XXe siècle le roi Ibn Saoud se plaignait à la France de la suppression de la «zakat» des Algériens qui n’était plus envoyée aux Lieux saints aux pauvres de La Mecque et de Médine. L’Arabie Saoudite pourra toujours compter sur sa manne de l’industrie du tourisme religieux évaluée à 50 milliards de dollars.

Même si ce n’est pas une obligation majeure pour les musulmans, le petit pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam ou Omra est très prisé par nos compatriotes, «Et accomplissez pour Allah le pèlerinage et la Omra.» (Coran: 2/196) «Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens d’aller faire le pèlerinage de la Maison.» (Coran: 3/97)

Selon l’ex-ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Dr Bouabdallah Ghlamallah, près de 120.000 Algériens accomplissent la Omra chaque année, dont plus de la moitié durant la deuxième quinzaine du mois de Ramadhan.

La Omra durant la deuxième quinzaine de Ramadhan coûte entre 180 000 et 220 000 dinars par personne, tous frais compris. A ce propos, il faut savoir que durant la première quinzaine du Ramadhan, selon la première formule, une chambre à deux lits est cédée à 700 euros. C’est au cours de la deuxième quinzaine du mois sacré que l’augmentation des prix est importante, avec des chambres à deux lits à 1300 euros. Il faut y ajouter un billet à 100 000 dinars (8)

On sait que pour le Hadj 2014, l’État algérien avait décidé pour la quatrième année consécutive d’aider financièrement les pèlerins en partance pour La Mecque. Le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a annoncé que le montant de l’aide est fixé à 24000 dinars soit environ 230 euros par personne. Sur une somme de 350 000 dinars.

Cependant, nous dit Walid Aït Saïd, les professionnels du voyage craignent que le prix du pèlerinage à La Mecque ne dépasse largement la barre symbolique d’un demi-million de dinars, Le Hadj risque de flamber! En effet, avec la chute des prix du pétrole et la déperdition du dinar, le prix du pèlerinage va incontestablement coûter plus cher! Déjà, l’année dernière il devait en principe dépasser les «600 000 DA en raison de la hausse du dollar sur le marché international». L’Arabie Saoudite n’est pas prête à faire des concessions cette année, avec le baril de pétrole à 25 dollars qui plombe son économie. Les autorités saoudiennes placent tous leurs espoirs dans le Hadj pour éviter une grosse crise économique dans ce cadre.» (9)

Un simple calcul montre que près de 150 000 pèlerins dépensent au minimum 2000 dollars chacun et 100 000 dinars de billets d’avion C’est au total pour la Omra 300 millions de dollars et 15 milliards de dinars soit 150 millions de dollars. Le total des Omra reviendrait à 450 millions de dollars.

Si on y ajoute le Hadj pour 40 000 pèlerins soit 6 milliards de dinars ou encore 60 millions de dollars auxquels il faut 500 000 dinars par le pèlerin et donc encore 20 milliards de dinars soit encore 200 millions de dollars. C’est au total plus de 800 millions de dollars dont près de 80% soit 660 millions de dollars qui profitent directement aux Saoudiens. Si seulement les Algériens boycottaient la Omra c’est près de 300 millions de dollars, de quoi revoir tout le système éducatif algérien pour le rendre aux normes internationales. Nous devrions en débattre. Plus largement, les dirigeants des pays arabes devraient plus se tourner vers eux-mêmes vers leurs peuples que de se tourner vers les autres puissants occidentaux pour asseoir leurs légitimités. Mais ceci est un autre débat…

La nuisance de l’Arabie Saoudite. Comment y résister?

20-04-2016

L'expression - Pr Chems Eddine CHITOUR

Hier s’est tenue la réunion de la dernière chance à en croire le site Huffington post. La réunion de la «dernière chance» à Doha. Aux dernières nouvelles, un nouveau projet d’accord sur le gel de la production pétrolière qui pourrait constituer un obstacle majeur à la conclusion définitive d’un accord contraignant puisque l’Iran, a décidé de ne pas participer à la réunion de Doha et refuse de geler sa production. (…)

«Le problème, désormais, consiste à déboucher sur quelque chose qui exclurait l’Iran, satisferait les Saoudiens et ne fâcherait pas la Russie», a résumé une autre source de l’organisation.

Le projet prévoit notamment que la production quotidienne moyenne chaque mois ne dépasse pas le niveau de janvier dernier, selon une copie obtenue par Reuters. Ce gel resterait en vigueur jusqu’au 1er octobre puis les producteurs se réuniraient à nouveau en octobre en Russie pour évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre d’un redressement progressif du marché pétrolier ». (1)

Beaucoup d’experts sont sceptiques: «La réunion des pays pétroliers aujourd’hui à Doha, destinée à négocier un gel de la production afin de soutenir les prix, semble mal partie. L’Iran a confirmé qu’il n’enverra aucun représentant à cette rencontre qui regroupe une quinzaine de pays producteurs, dont l’Arabie Saoudite et la Russie. L’Iran, qui veut retrouver son niveau de production d’avant les sanctions, n’entend pas se soumettre à ce qu’il considère comme une pression injustifiée de l’Arabie Saoudite, voire une exigence renouvelée par le puissant vice-prince héritier d’Arabie, Mohammed ben Salmane, qui préside l’Aramco.

L’Arabie Saoudite est en mesure de produire 20 millions mbj. «Je ne suggère pas que nous allons produire plus, mais que nous pouvons produire plus», a-t-il expliqué rappelant ainsi que l’Arabie Saoudite a les moyens d’être le maître du jeu sur le marché pétrolier. «Let them eat oil» (laissez-le bouffer du pétrole), a titré le HuffPost Canada devant une perspective peu réjouissante pour l’industrie pétrolière.(..)

L’Arabie Saoudite paraît davantage guidée par son animosité, voire sa fixation politique à l’égard de l’Iran, que par la réalité du marché.
Le prix du baril a chuté de près de 60% depuis la mi-2014. Les analystes estiment qu’il existe un excédent d’offres de 2 millions barils-jour sur le marché mondial actuellement. Les pertes pour les pays exportateurs sont faramineuses et se comptent en centaines de milliards de dollars.» (2)
On sait que l’Opep, en décembre 2015, a décidé de ne rien décider du fait de l’intransigeance des monarchies du Golfe conduites de main de fer par l’Arabie Saoudite. Quelle est la situation actuelle?

On peut ajouter le fait que les stocks américains sont au plus haut à près de 490 millions de barils/jour soit plus de 110 millions de barils/jour achetés avec un pétrole bradé. L’Opep de papa, des pionniers qui avaient une haute idée de leur mission, est morte. S’agissant de l’Arabie Saoudite et des pays rentiers du Golfe, ils vont successivement subir le même sort que la Libye au fur et à mesure de l’épuisement des réserves.

Qu’est-ce que l’Arabie Saoudite?

Qu’est ce que c’est ce pays plus réputé par sa capacité de nuisance, sa manne pétrolière et sa prise en otage des Lieux saints de l’Islam d’un milliard et demi de musulmans. C’est en un mot le deal d’un chef de tribu, les Saoud, et un prédicateur Abdel Wahab à la fin du XVIIIe siècle.

Ce deal n’aurait eu aucun impact sur le mouvement du monde sans la découverte du pétrole, la création de la compagnie américano-saoudienne et le parapluie américain depuis ce temps-là jusqu’à l’année 2015, date à laquelle on note une inflexion américaine en faveur d’une normalisation avec l’Iran ennemi juré de l’Arabie Saoudite qui, après avoir rompu ses relations avec lui, fait tout pour le contrer notamment en l’accusant de vouloir asseoir son hégémonie. D’un côté, l’Arabie Saoudite et la Turquie et les petits roitelets, de l’autre, l’arc chiite avec l’Iran, la Syrie, l’Irak avec le Hezbollah libanais.

Si on y ajoute l’exportation du salafisme, nous avons les ingrédients du chaos mondial. De même, dans une tribune publiée par Le Monde les deux historiens Sophie Bessis et Mohammed Harbi affirment, eux aussi, l’existence d’une filiation idéologique entre l’EI et le Royaume saoudien: «Le djihadisme est avant tout l’enfant des Saoud et autres émirs auxquels [la France] se félicite de vendre à tour de bras ses armements sophistiqués, faisant fi des valeurs qu’elle convoque un peu vite en d’autres occasions.»

Pour Nafeez Ahmed, du point de vue économique, «De profondes réalités structurelles sont le signe que l’Arabie Saoudite est effectivement au bord de la déliquescence à long terme, processus qui pourrait débuter dans les années à venir.

L’Arabie Saoudite s’apprête à faire face à un tourbillon d’épreuves qui, si l’on se fie à l’histoire, mèneront la monarchie à sa perte au cours de la prochaine décennie. Un rapport publié récemment par Citigroup a prévu que les exportations nettes plongeraient jusqu’à zéro dans les quinze prochaines années. Cela signifie que les recettes enregistrées par l’État saoudien, dont 80% proviennent des ventes de pétrole, sont condamnées à la chute. Les réserves de l’Arabie Saoudite tombent à des niveaux sans précédent, chutant de leur pic de 737 perpétuel. Les considérables milliards de dollars atteints en août 2014 à une valeur de 672 milliards de dollars en mai.

À ce rythme, à la fin 2018, les réserves du royaume pourraient atteindre la très basse valeur de 200 milliards de dollars.» (3)

La Mecque: Cité de Dieu ou cité marchande?

La deuxième manne la plus importante de ce pays qui n’invente rien, qui profite des sentiments religieux des musulmans, est de développer les moyens d’aspirer une rente religieuse à coté de la rente pétrolière.

Ruth Grosrichard directrice de recherche au CNRS, Ziauddin Sardar, intellectuel britannique, et musulman d’origine pakistanaise, dans leur Histoire de La Mecque, de la naissance d’Abraham au XXIe siècle, publiée aux éditions Payot. «Pour ériger ce clinquant architectural », écrivent-ils, il aura fallu détruire quelque 400 édifices, soit 95% de l’héritage millénaire de la ville.

La Mecque est, depuis plus de 80 ans, la chasse gardée de la dynastie saoudiennne qui en a fait l’instrument de sa légitimité politique et religieuse, et a choisi, écrit l’auteur, d’agir comme si cette ville «n’avait ni préhistoire ni histoire avant Mahomet ni histoire après lui».

En 1973, cette volonté d’effacer toute trace du passé a conduit l’Etat saoudien à raser au bulldozer des quartiers entiers qui abritaient des sites historiques, anéantissant du coup un irremplaçable patrimoine culturel.

Et ce n’était pas fini: en 2005, la mosquée Bilâl, probablement édifiée à l’époque du prophète Mahomet, est démolie sous un prétexte purement sécuritaire: elle jouxtait le palais du roi Fahd; en 2010, la maison supposée de Khadija, première épouse du prophète, se voit recycler en un bloc sanitaire, au sein d’un luxueux complexe résidentiel, Makkah Clock Royal Tower.» (2)

«La Mecque d’aujourd’hui, poursuit Sadr, est la quasi-propriété privée de la monarchie saoudienne originaire du Najd (région centre de l’Arabie). Quand la ville sainte, cœur de l’islam, est souillée, polluée, culturellement aride et envahie par la corruption, le reste du monde islamique ne s’en sort guère mieux.» (4)

Comme on le voit, l’Islam, à l’instar des autres religions, n’échappe pas à la marchandisation du sacré. Le néolibéralisme y voit une autre manne inépuisable, l’essentiel est de donner au pèlerin ce qu’il veut avec en plus un supplément d’âme pourvu qu’il ait les espèces sonnantes et trébuchantes.

La curée n’a pas de limite pour dénaturer La Mecque et lui faire perdre sa dimension transcendante pour les musulmans. Selon certaines estimations. Alors qu’entre Hadj et Omra, le nombre total des visiteurs peut dépasser annuellement les 12 millions et devrait atteindre les 17 millions à l’horizon 2025.
Par ailleurs, il est noté que l’industrie du pèlerinage représenterait 50 milliards de dollars pour le royaume saoudien, soit le deuxième pôle de recettes financières après le pétrole.» (5)

À leur arrivée à l’aéroport de Djeddah, les pèlerins confient leurs passeports à leurs guides en échange d’un bracelet d’identification. L’image de l’Islam qu’en donnent ces potentats du Golfe est à des années lumière du vrai Islam. (6)

L’Iran pense boycotter le pèlerinage

On comprend dans ces conditions l’animosité des Iraniens qui sont aussi confrontés à la nécessité pour certains d’entre eux d’effectuer le pèlerinage dans des conditions difficiles. Le nombre d’Iraniens qui effectueront cette année le pèlerinage de La Mecque est sensiblement en baisse.

L’obtention d’un visa saoudien constitue l’obstacle le plus important pour les hadjis iraniens, car les relations diplomatiques entre les deux pays ont été unilatéralement rompues par le Royaume wahhabite. (…)

Il est aussi à noter que les Iraniens ont une triste expérience de pèlerinage sur les Lieux saints de l’Islam. Il suffit de citer le massacre de 1987.
Le guide suprême de la révolution islamique, l’ayatollah Khomeiny, a émis à l’époque une fatwa interdisant aux Iraniens de se rendre à La Mecque.

Le visa saoudien étant vendu au marché noir entre 10 000 et 20 000 dollars (entre 8920 et 17840 euros), beaucoup acceptaient de payer cette somme. Il n’est pas exclu que de nos jours, les fidèles désireux de se rendre à La Mecque soient prêts à assumer des dépenses similaires. Mais la sécurité des pèlerins iraniens n’est nullement garantie. En 2015, où 464 ressortissants iraniens ont trouvé la mort dans une bousculade géante à Mina.

Vu l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays, les pèlerins iraniens ne pourront pas bénéficier de l’assistance consulaire. Pire, en cas d’accident majeur, les Iraniens décédés seraient enterrés sur place. (7)

L’Algérie victime collatérale devrait réagir

Non seulement l’Algérie perd de l’argent par la chute des prix du pétrole du fait d’un bras de fer qui la dépasse, mais elle subventionne l’Arabie Saoudite dans son budget en permettant le Hadj et les «Omra».

Sur un site on apprend que beaucoup d’Algériens proposent de boycotter le Hadj pris en otage par l’Arabie Saoudite qui n’arrête pas les gestes inamicaux envers l’Algérie.

Pour l’histoire, au début du XXe siècle le roi Ibn Saoud se plaignait à la France de la suppression de la «zakat» des Algériens qui n’était plus envoyée aux Lieux saints aux pauvres de La Mecque et de Médine. L’Arabie Saoudite pourra toujours compter sur sa manne de l’industrie du tourisme religieux évaluée à 50 milliards de dollars.

Même si ce n’est pas une obligation majeure pour les musulmans, le petit pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam ou Omra est très prisé par nos compatriotes, «Et accomplissez pour Allah le pèlerinage et la Omra.» (Coran: 2/196) «Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens d’aller faire le pèlerinage de la Maison.» (Coran: 3/97)

Selon l’ex-ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Dr Bouabdallah Ghlamallah, près de 120.000 Algériens accomplissent la Omra chaque année, dont plus de la moitié durant la deuxième quinzaine du mois de Ramadhan.

La Omra durant la deuxième quinzaine de Ramadhan coûte entre 180 000 et 220 000 dinars par personne, tous frais compris. A ce propos, il faut savoir que durant la première quinzaine du Ramadhan, selon la première formule, une chambre à deux lits est cédée à 700 euros. C’est au cours de la deuxième quinzaine du mois sacré que l’augmentation des prix est importante, avec des chambres à deux lits à 1300 euros. Il faut y ajouter un billet à 100 000 dinars (8)

On sait que pour le Hadj 2014, l’État algérien avait décidé pour la quatrième année consécutive d’aider financièrement les pèlerins en partance pour La Mecque. Le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a annoncé que le montant de l’aide est fixé à 24000 dinars soit environ 230 euros par personne. Sur une somme de 350 000 dinars.

Cependant, nous dit Walid Aït Saïd, les professionnels du voyage craignent que le prix du pèlerinage à La Mecque ne dépasse largement la barre symbolique d’un demi-million de dinars, Le Hadj risque de flamber! En effet, avec la chute des prix du pétrole et la déperdition du dinar, le prix du pèlerinage va incontestablement coûter plus cher! Déjà, l’année dernière il devait en principe dépasser les «600 000 DA en raison de la hausse du dollar sur le marché international». L’Arabie Saoudite n’est pas prête à faire des concessions cette année, avec le baril de pétrole à 25 dollars qui plombe son économie. Les autorités saoudiennes placent tous leurs espoirs dans le Hadj pour éviter une grosse crise économique dans ce cadre.» (9)

Un simple calcul montre que près de 150 000 pèlerins dépensent au minimum 2000 dollars chacun et 100 000 dinars de billets d’avion C’est au total pour la Omra 300 millions de dollars et 15 milliards de dinars soit 150 millions de dollars. Le total des Omra reviendrait à 450 millions de dollars.

Si on y ajoute le Hadj pour 40 000 pèlerins soit 6 milliards de dinars ou encore 60 millions de dollars auxquels il faut 500 000 dinars par le pèlerin et donc encore 20 milliards de dinars soit encore 200 millions de dollars. C’est au total plus de 800 millions de dollars dont près de 80% soit 660 millions de dollars qui profitent directement aux Saoudiens. Si seulement les Algériens boycottaient la Omra c’est près de 300 millions de dollars, de quoi revoir tout le système éducatif algérien pour le rendre aux normes internationales. Nous devrions en débattre. Plus largement, les dirigeants des pays arabes devraient plus se tourner vers eux-mêmes vers leurs peuples que de se tourner vers les autres puissants occidentaux pour asseoir leurs légitimités. Mais ceci est un autre débat…


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