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"Djihadisme": the French connection?

31-03-2016

Sputnik

Des chercheurs américains ont étudié le phénomène de radicalisation, qui conduit les gens au terrorisme, en collectant des données sur tous les combattants étrangers venus se battre en Syrie et en Irak.

La radicalisation islamique a beaucoup plus de chances de se développer dans les pays francophones que dans d'autres pays. C'est du moins ce que concluent deux chercheurs du think-tank américain Brookings Institution, annonce la revue américaine The Foreign Affairs.

"Aussi étrange que cela puisse paraître, quatre pays sur les cinq possédant le plus haut niveau de radicalisation sont francophones, dont les deux principaux se trouvent en Europe", constatent les chercheurs Will McCants et Chris Meserole.

Ils ont étudié le phénomène de radicalisation, qui conduit les gens au terrorisme, en collectant des données sur tous les combattants étrangers venus se battre en Syrie et en Irak. Ils ont ensuite cherché à déterminer quel pays envoyait le plus de combattants par rapport à sa population de confession sunnite.

Ils ont ainsi créé un algorithme complexe qui traite toutes sortes de données sociologiques des pays-cibles, telles que le chômage des jeunes, le niveau d'instruction etc. pour déterminer quel facteur permettait de prévoir le taux de djihadistes dans chaque pays.

A leur grande surprise, après plus de 1000 tests aléatoires, c'est sans conteste le facteur "francophonie" qui donne les meilleurs résultats: les pays de langue française sont les plus susceptibles de fournir des volontaires pour le "djihad" en Syrie ou en Irak.

Selon les chercheurs, cela peut s'expliquer par la laïcité de la société française, un nombre important d'immigrés musulmans, ainsi que par un très haut niveau de chômage parmi les jeunes.

Toutefois, les auteurs ont admis que leurs conclusions étaient préliminaires nécessitant une recherche approfondie.


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