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Ban Ki-moon visite le Liban..

26-03-2016

Agences

Accompagné du président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et du président de la Banque islamique de développement (BIsD), Mohamed Ali Al-Madani, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a rendu une visite éclair au Liban dans le but " mobiliser la communauté internationale autour d’une responsabilité commune : promouvoir la paix et le développement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord" selon un communiqué de la BIRD.

"Au moment où la région est confrontée à l’une des crises de réfugiés les plus graves que l’humanité ait connues depuis la Deuxième Guerre mondiale, MM. Kim, Al-Madani et Ban se sont engagés à travailler en étroite collaboration dans la région.

Le Groupe de la Banque mondiale, l’Organisation des Nations Unies et la Banque islamique de développement ont lancé la Nouvelle initiative de financement en faveur de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Cette initiative a pour but d’unifier les efforts de la communauté internationale afin de parvenir au niveau de soutien dont la région a besoin pour relever les redoutables défis auxquels elle est confrontée" écrit la BIRD.

Et de poursuivre : "À l’aide de mécanismes financiers novateurs, la nouvelle initiative de financement fournira ce soutien de deux manières : en accordant des financements assortis de conditions préférentielles au Liban et à la Jordanie — deux pays à revenu intermédiaire abritant un grand nombre de réfugiés ; et en accroissant les moyens dont disposent les pays aux prises avec une faible croissance économique et un fort taux de chômage parmi les jeunes en raison du climat d’instabilité".

BanKi -moon :nécessité du soutien de la communauté internationale aux forces armées libanaises

Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a visité, ce vendredi, le camp de réfugiés à Delhmiyeh, où il a rencontré des familles syriennes pour s'informer de leurs besoins et demandes. Il a espéré, au terme de sa visite, que " les efforts de l'ONU aient une résultat positif concernant le cessez-le-feu en Syrie "." Les Nations unies oeuvrent pour aider les réfugiés syriens et palestiniens non seulement au Liban, mais dans la région également ", insistant que "la paix civile était la seule solution à la crise syrienne" selon ANI.

Auparavant , Ban Ki-moon, a rencontré le patriarche maronite, le cardinal Béchara Boutros Rahi, dans l'archevêché maronite de Beyrouth. Le prélat a remis à M. Ki-moon un mémorandum à propos des problèmes et des solutions proposées pour les résoudre. Les discussions entre le diplomate onusien et le patriarche se sont axées sur les derniers développements sur la scène libanaise et régionale, ainsi que sur le dossier présidentiel. Ils se sont mis d'accord sur la nécessité de conjuguer les efforts pour faciliter l'élection d'un Président de la République.

Ban Ki-moon s'est également rendu à Kobbeh à Tripoli, pour participer à l'inauguration d'un centre social, accompagné de la coordinatrice spéciale de l'Onu pour le Liban, Sigrid Kaag, et du ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, en présence du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.

"L'ONU travaille, en coopération avec le gouvernement libanais, pour soutenir la société et les activités des centres sociaux. Je suis optimiste quant aux services offerts par le centre sur les nivaux psychologique, médical et social", a-t-il ajouté.

A son tour, M. Kim a assuré que la Banque mondiale voudrait soutenir les habitants de cette région en allouant une somme de 25 millions de dollars pour financer les projets développementaux.


Ban-ki moon: le Liban-Sud connait l'une de ses périodes les plus calmes, depuis quatre décennies

Arrivé Jeudi au Liban, Ban Ki-moon, s'est réuni avec les dirigeants et responsables libanais notamment le Premier ministre, Tammam qui a organisé un dîner en l'honneur du Secrétaire général des Nations unies et la délégation qui l'accompagne, en présence du représentant de l'ONU Sigrid Kaag.

Au cours d'une conférence de presse tenue au Grand Sérail, en compagnie du Premier ministre Tammam Salam, du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et du président de la Banque islamique de développement, Ahmad Mohammad, Ban Ki-moon, a réitéré son appel au Conseil de sécurité à soutenir l'armée libanaise et les forces armées libanaises, "surtout après ce qui s'est passé aujourd'hui", présentant dans ce contexte ses condoléances au Liban pour le martyre des soldats de l'armée, lors de l'explosion qui a visé leur patrouille à Ersal.

"Ces incidents confirment la nécessité du soutien de la communauté internationale aux forces armées libanaises, afin qu'elles puissent lutter contre le terrorisme", a-t-il souligné

"Les pays internationaux devraient unir leurs efforts pour combattre le terrorisme", a encore dit M. Ban Ki-moon, ajoutant que "les Nations Unies croient en l'importance de traiter d'abord les raisons d'extrémisme et de terrorisme".

En ce qui concerne le dossier des réfugiés syriens, le secrétaire général des Nations Unies a conclu: "Nous devrons trouver des moyens pour améliorer les conditions de vie des réfugiés, ainsi que la situation des sociétés hôtes", appelant enfin à trouver une solution rapide à la crise des réfugiés palestiniens.

Il a décrit la présence de plus d'un million de réfugiés syriens au Liban comme "un fardeau inhabituel " ajoutant qu' "au milieu de cette conjoncture difficile, il est important que les institutions au Liban oeuvre pour protéger la stabilité et la sécurité".

Ban a également félicité le Premier ministre pour son travail, exhortant toutes les parties à travailler main dans la main avec Salam.

En outre, il a martelé que le président de la république était le symbole de l'unité nationale, insistant sur la nécessité de remplir le vide présidentiel.

Par ailleurs, Ban Ki-moon, a indiqué au terme de sa rencontre avec le ministre de la Défense, Samir Mokbel et le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwaji, que "les discussions se sont concentrées sur les défis en matière de sécurité au Liban résultant du conflit syrien".

"La rencontre a eu lieu en présence du commandant de la Finul et des ambassadeurs du Groupe d'appui international au Liban. Nous nous sommes penchés sur l'importance de protéger le pays du terrorisme. Nous avons abordé la coopération fructueuse entre la Finul et l'armée en vue de garantir la mise en oeuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'Onu", a-t-il précisé.

Parallèlement, le responsable onusien, qui s'est rendu à Naqoura tout de suite après avoir atterri à Beyrouth, s'est félicité « de la coordination » qui existe entre la Finul et l'armée, dix ans après la résolution 1701 du Conseil de sécurité (2006), ainsi que « du calme relatif qui règne sur la ligne bleue » dans le respect « de l'arrêt des actes de guerre ». Et d'inviter à « recourir constamment » au comité tripartite Liban-Israël-Finul pour désamorcer toute tension qui se manifesterait à la frontière.

Dans un communiqué, la Finul a par ailleurs indiqué que le secrétaire général de l'Onu avait constaté, dans un mot prononcé à Naqoura devant le général Luciano Portolano, que le Liban-Sud avait connu « l'une de ses périodes les plus calmes, depuis quatre décennies, après l'adoption de la 1701 ».


Le Liban s'est vu accorder un don de 100 millions de dollars

La visite de Ban Ki-moon et des patrons de la BM et de la BID s'est concrétisée par la conclusion de cinq accords conclus par la Banque islamique, pour un total de près de 373 millions de dollars , ainsi que par des « mécanismes d'appui » au Liban de la Banque mondiale.

Grâce au premier de ces mécanismes, le Liban s'est vu accorder un don de 100 millions de dollars d'une caisse spéciale, consacrée aux pays pauvres, et dont le montant irait à des projets scolaires.

Par ailleurs, le président de la BM a annoncé qu'en accord avec la BID, un fonds d'un milliard de dollars (qui pourrait passer à 4 ou 5 milliards) sera mis sur pied et rendu notamment accessible au Liban sous forme de financements de projets d'infrastructures municipales.

Le président de la BM a ajouté que son institution « ne peut traiter avec le Liban par les voies traditionnelles, parce que le Parlement ne parvient pas à se réunir pour approuver les prêts ».

« Nous voulons proposer des fonds au Liban, mais nous ne le pouvons pas en raison de la paralysie des institutions », a-t-il insisté.

Après le Liban, Jim Yong Kim et Ban Ki-moon se rendront ensemble en Jordanie et en Tunisie où ils rencontreront des chefs d’État et de gouvernement ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile pour examiner avec eux les effets des conflits, discuter de leurs stratégies de renforcement des capacités d’adaptation et réfléchir à la façon de mettre utilement à profit les différents atouts des trois institutions.


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