Contact |

La tension règne au nord Liban, l’armée met fin aux différends

08-02-2016

al-Akhbar

L’armée libanaise a démantelé dimanche deux charges prêtes à exploser dans un dépôt à la place Etoile à Tripoli, au nord Liban.

Une source sécuritaire citée par le journal al-Akhbar a estimé qu’ « un individu ou un groupe d’individus seraient derrière la confection des deux bombes dans le but de semer les troubles dans la ville », écartant l’implication d’un groupe terroriste quelconque, « parce que la situation est sous le contrôle ».

Dans un communiqué, le commandement de l’armée a affirmé que l’armé a imposé un siège sécuritaire autour du bâtiment Dallati et évacué les immeubles voisins.

Selon l’expert militaire chargé de cette affaire, l’une des deux bombes est « confectionnée manuellement, et est composée de trois tubes remplis de 1,5 kg d’explosifs, liés à un détonateur et une mèche. Quant à la deuxième bombe, il s’agit d’une bonbonne de gaz contenant 10 kg d’explosifs, également liée à une mèche et à un détonateur électrique, opérant à l’aide d’un appareil téléguidé ».

La découverte de ces deux bombes survient suite à une série d’incidents qui ont eu lieu la semaine dernière dans la capitale du Nord. Ces incidents font craindre une tentative de déstabiliser la situation sécuritaire, relativement stable depuis un an et demi, date de la mise en place du plan sécuritaire.

La semaine dernière, la région riveraine du fleuve Abou Ali, Jisrine, Khan el-Askar, Dabbagha, et les anciens souks de Tripoli ont connu un déploiement d’hommes armés sur fonds d’extorsion d’argent et de différends entre les propriétaires de générateurs électriques.

Les échauffourées ont permis à l’armée de saisir de grandes quantités d’armes individuelles et l’arrestation de 40 suspects, dont l’un portait une charge explosive.
Suite à cet incident, des informations ont circulé sur la fouille des tombes dans un cimetière à Tripoli, sous prétexte d’élargir la pièce du lavage mortuaire.

Ces rumeurs ont provoqué une grande tension, surtout que les informations rapportées ont indiqué que les tombes profanées appartiennent à la communauté alaouite.

Mais le mufti de Tripoli cheikh Malek Chaar a démenti cet incident, et a contacté les dirigeants du conseil islamique alaouite sur cette affaire.


Ajouter aux favoris - Nous contacter - Tous droits réservés @ Tayyar-Intishar 2015