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Aoun : Pas de retour au gouvernement avant la nomination d’un nouveau chef de l’armée

14-10-2015

O.L.J.

Le chef du bloc du Changement et de la Réforme, Michel Aoun, a affirmé hier soir, lors d'un entretien télévisé diffusé sur la chaîne de sa formation, OTV, que son parti continuerait de boycotter les réunions du gouvernement tant qu'un nouveau chef de l'armée n'aura pas été nommé.

« Il n'y aura pas de retour au gouvernement avant la nomination d'un nouveau commandant en chef de l'armée et d'un nouveau conseil militaire », a martelé le leader chrétien, tout en assurant qu'il n'est pas question pour lui de retirer ses ministres du gouvernement. « Nous traversons des circonstances exceptionnelles qui nous empêchent de faire chuter le gouvernement, mais nous pouvons bloquer les décisions mauvaises qu'il prend », a-t-il dit, en soulignant que « la même logique s'applique au Parlement ». « Si nous nous en retirons, ils continueront de prendre des décisions sans nous », a-t-il commenté. « Nous représentons la majorité des chrétiens.

Aussi, est-il de notre droit de nommer un commandant en chef de l'armée », a ajouté Michel Aoun pour qui « ni Mokbel (le ministre de la Défense, Samir Mokbel) ni son maître (l'ancien président Michel Sleiman) ne savent comment les promotions au sein de l'armée sont effectuées. S'il connaissait la loi, il n'aurait pas retardé le départ à la retraire du commandant en chef de l'armée », a encore dit l'ancien chef du CPL, avant d'indiquer qu'il « met dans un même sac Michel Sleiman, le courant du Futur et le 14 Mars, qui s'adonnent à un jeu de rôles ». Il n'a pas manqué de critiquer en des termes injurieux le chef du bloc parlementaire du Futur, Fouad Siniora, faisant état d'« un conflit important » avec ses détracteurs qui « pourrait donner lieu à une confrontation ».

Michel Aoun a cependant assuré que si le Premier ministre, Tammam Salam, convoque une réunion qui sera consacrée au dossier des déchets ménagers, il ne la bloquera pas, mais il n'y prendra pas part.

« Tout le monde sait qu'on m'a proposé la présidence de la République depuis l'accord de Taëf (en 1989), mais je l'ai refusée en l'absence de République », a par ailleurs affirmé le leader maronite. « Soit je serai un président qui assure les droits des Libanais, soit je ne le serai pas. Je ne regrette pas le fait de ne pas avoir pris part à la machination en place », a-t-il poursuivi.

En allusion au régime syrien, Michel Aoun a estimé que « les bonnes relations avec le voisinage est la norme, après que le conflit entre les deux parties eut pris fin ». « Il y a des intérêts communs avec la Syrie, et notre position est claire là-dessus : nous sommes contre le terrorisme, et nous soutenons tous ceux qui le combattent, au moment où l'équilibre des forces est en train de changer dans la région », a-t-il ajouté.


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