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Appel du GMA à manifester vendredi 4 septembre

28-08-2015

A.N.I.

Le chef du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun, a appelé le Courant Patriotique Libre à manifester vendredi prochain pour revendiquer des réformes, un véritable partenariat au pays, la lutte contre la corruption "et pour tout ce qui mènerait à des résultats positifs, maintenant que le peuple s'est réveillé".

Le général n'a pas cité, lors de sa conférence de presse à Rabieh, le lieu où se déroulerait cette manifestation, expliquant qu'un communiqué comprenant tous les détails sera publié ultérieurement par le CPL.

"Nous recourons à la rue quand nous le voulons. Les slogans levés par les autres protestataires sont les nôtres et, même si nous manifestions seuls, quiconque le désire peut se joindre à nous", a-t-il dit.

Il a ajouté que les manifestations des derniers jours portaient toutes des revendications justes, mais qu'il fallait avant tout traiter "la source des maux", en l'occurrence, la vacance présidentielle, pour parvenir à une solution.

Le général Aoun a alors appelé à l'élection d'un président au suffrage universel direct "si l'on voulait un chef d'Etat avant la promulgation d'une nouvelle loi électorale". "Sinon, qu'une nouvelle loi proportionnelle qui assure la parité soit adoptée", a-t-il martelé.

Il a de même mis l'accent sur la différence entre les concepts de légitimité et de légalité - deux termes qui prêtent souvent à confusion - soulignant que la légitimité permettait aux élus d'accéder au pouvoir mais que nul ne pouvait gouverner sans reconnaître l'autorité de l'Etat. "Ceux qui ne bénéficient pas de la légitimité accordée par le peuple ne peuvent gouverner. C'est pour cela que les démocraties occidentales comptent sur les élections transparentes au scrutin universel, ce qui permet au peuple de contester la légitimité dans le cas d'une falsification des résultats", a-t-il expliqué.

Selon le chef du CPL, les autorités au pouvoir au Liban ont perdu tout soutien populaire, "ce qui alimente le chaos, assène un coup à la stabilité et propage la corruption". "On nous fait chanter pour nous imposer des projets parce que l'on est conscient de notre attachement au gouvernement qui représente le président de la République à l'ombre de la vacance qui perdure", a-t-il dénoncé.

Il a enfin assuré que ses ministres ne démissionneront pas à l'heure actuelle, "mais qu'ils l'auraient fait depuis longtemps s'il y avait la moindre chance de former un nouveau gouvernement".


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