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Le GMA dénonce la violence contre les manifestants du CPL

11-07-2015

OLJ.

Le leader du Courant patriotique libre (CPL), le général Michel Aoun, a lancé une violente diatribe samedi contre le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Jean Kahwagi, affirmant que l'agression contre ses partisans jeudi dernier, devant le Grand Sérail, dans le centre-ville de Beyrouth, était "préméditée".

Les manifestants avaient "pour instructions de ne pas affronter les soldats", a dit M. Aoun lors d'une allocution devant une délégation de la région de Aley à Rabieh.

"Les manifestations était pacifiques", a-t-il ajouté. Il a également indiqué que des convois de manifestants ont parcouru "tout le Liban sans causer de troubles sécuritaires". "Les manifestants ont pourtant été violemment agressés et frappés à la tête. Les agressions étaient prémédités. L'intention était-elle de tuer (les manifestants) ?", a-t-il encore demandé, rejetant la responsabilité sur le chef de l'armée.

Jeudi dernier, des dizaines de militants du CPL s'étaient rassemblés autour du siège du gouvernement, dans le centre-ville, pendant la réunion du Conseil des ministres, qui a été houleuse. Une manifestation émaillée par des accrochages entre les militants et les forces de l'ordre déployées autour du Grand Sérail.

L'un des points de conflit majeur opposant Michel Aoun au Premier ministre libanais Tammam Salam porte sur la nomination d'un nouveau commandant en chef de l'armée. Le chef du CPL veut voir le général Chamel Roukoz accéder à ce poste. Une attitude qui a suscité nombre de critiques, le général Roukoz étant le gendre du chef du CPL.

"J'ai passé toute ma vie à défendre l'unité du Liban, mais quand les portes se referment devant nous il faut bien mettre toutes les options sur la table", a poursuivi Michel Aoun . "On m'a injustement accusé de confessionnalisme, c'est honteux ! Nous voulons être des partenaires à part entière dans ce pays et je défends les droits de toutes les confessions", a-t-il ajouté.

Le chef du CPL a, par ailleurs, réaffirmé que le Parlement libanais était "illégitime", faisant valoir que l'élection d'un nouveau président de la République doit être le résultat "d'un compromis au niveau national, dans le cadre duquel nous sommes les mieux placés pour l'élection d'un chef de l’État".


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