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Quatre-vingt Michel Aoun

01-03-2015

Al-akhbar
traduit: christelle chmeli


•LesPréoccupations de Hezbollah sont les miens, seulement les forts peuvent combattre en dehors de leur pays.
•La résolution de 1559 est un suspect et ceci a était le sujet de mon message à Assad début 2005
Ibrahim Al Amin, WafikKanso etAmal Khalil
• Quatre-vingt ans ont passé,tu ne t’es pas encore ennuyé ?

-Toute ma vie j’avais peur d’être dégoûter, mais je me rappel toujours que je dois y résister. J’ai des devoirs donnés par les choix politiques des gens et par les loyalistes. Etre dans ma situation, c’est travailler beaucoup et se martyriser politiquement, une fois martyre, onperdra la bataille, et làil n’y aura plus de plainte. Je suis arrivéà un stade de dégout, mais je prends des pilules contre la nausée.

•Vous dites : « le monde peut me détruire, mais il ne prendra jamais ma signature »
Avez-vous signé à quelqu’un depuis votre retour de l’exil ?

-Oui, j’ai signé à Michel Sulaiman à Doha, c’était une expérience riche et toutes les promesses ont étaient tenues.

•Avez-vous fait des Concessions pour un rapprochement politique avec le président Saad Al Hariri et le Dr. Samir Geagea ? Nous n’entendons plus parler du livre «L’InnocenceImpossible », et non plus de votre accusation àGeagea de perdre les droits des Chrétiens. Ne sont-elles pas des concessions ?

-Non, pas du tout «L’Innocence Impossible » est aujourd’hui un fait. Le dossier est chez le procureur financier. Nous avons préparé un dossier de violations dans le ministère de communication et il a était envoyé au procureur financier.

•Voulez-vous dire au président Saad Al Hariri que s’il vous élitprésident, vous travaillerez sur des dossiers comme celui de «L’Innocence Impossible » et celui des 11 milliards dollars ?

-Si je suis élu président, je travaillerai sur le système de comptabilité, rendre efficace l’inspection judiciaire. Automatiquement alors, le système va être arrangé et va suivre ces choses, parce qu’à la base cela est son travail...

•Est-ce que ces paroles ne rendent pas vos adversaires craignant et donc vous font éloignerde la présidentielle ?

-Je blâme tout le monde de ce qu’ils disent, ils veulent tous changer le régime.

•On sent que vous avez l’air deposer des questions et de grands slogans mais vous reculez pour arriver à Baabda ?

-Cela est incorrect. Nous posons de grands titres pour éduquerles gens et pour qu’ils soient objets de débats. Dans un régime démocratique,tu ne peux pas applaudir seul.Je ne me retire jamais, preuve en est, lorsqu’il y a chance d’en discuter je les pose de nouveaux.

J’ai renoncé une fois à Michel Soulaiman,
et regarder ce qu’était le résultat.

•Par rapport à vous, arriver au pouvoir, est-il devenu un but pour lequel des discussions sont faites et des partenariats sont créés ?

-L’arrive au pouvoir n’est pas un but, mais un moyen qui nous aide àréaliser ce que nous voulons. Au Liban, tu trouves toujours des choses qui doivent être arrangées. «Ça marche » le pays ressemble à un bateau perdu qui a besoin d’une boussole pour le guider. Dans les ministères où nous étions responsables, nous avons combattu pour l’adoption d’un modusoperandi, mais il y avait toujours des obstacles. Si nous prenonsl’exemple l’électricité ; l’état a perdu 28 millions de dollars. Nous avons développé un plan global en 2010 qui coutait 4 millions de dollars et nous produit 4000 Mégawats. A cause du retard, nous avons perdu entre l’état et le secteur privé 6 milliards. Nous n’avons pas pu faire passer cette idée. De même pour l’eau. Est-il possible que le plus grand réservoir d'eau au Moyen-Orient ait soif en été?Nous avons développé un plan pour l’eau, mais ça a était aussi arrêté. Nous avons travaillé sur le projet de gaz qui réduit le coût de l'énergie à partir du revenu de 15 % à entre 7 et 8 %, mais il a également été gelé dans les comités mixtes.Nous avons proposé une loi à la cour spécialisée dans les crimes financiers, et le dossier est resté dans les tiroirs. La même chose s’applique à la séparation des députations des ministères et le plan de lamaîtrise des coûts du ministère et la révision du système fiscal, ce qui arrête le vol de l'Etat. Tout cela n’est pas des idées, mais des projets de lois qui ont était arrêter. Qu’est-ce que nous sommes capable de faire ?

•Vous n’avais pas gouvernez seul, mais enfin avec les parties politiques qui ont eux-mêmescausé ce chaos. Est-ce que vous pensez vraiment tenir vos promesses ?

-Je ne suis pas comme les autres. J’ai une autorité représentative et 25 députés qui travaillent dans la Chambre des Représentants. Si je travaillerai en tant que président, il n’y aura personne capable d’arrêter les projets. Tout le monde aura besoin de ma signature.

•Est-ce que le système sectaire protège la stabilité des chrétiens, ou a-t-on nous besoin d’autre chose ?

J’ai choisis mes racines entre l’Occident et la ligne israélo-américaine.

-Nous avons essayé tous les systèmes. Dans le système sectaire, aucun sectaire n’a fonctionné. Oui nous avons besoin de quelque chose d’autre, mais est-ce que nous préparons pour cette autre chose en prolongeant ? Tout nouveau système doit être préparé en se basant sur le système sectaire. Mais cela selon le principe de l’efficacité. Ce qui veut dire selon l’efficience de chaque sectaire et non pas selon la loyauté politique. Lorsque ce principe est appliqué, nous pouvons alors se rassurer que l’efficacité est la norme. Et c’est alors là où on peut facilement s’éloigner des communautés. Aujourd’hui ce n’est pas le cas. Aujourd’hui c’est … citant le président Nabih Berri.

La révision de la phase passée.

•Nous remarquons une différence entre le General Aoun des années 80 et le General Aoun d’aujourd’hui. Vous abordez les choses aujourd’hui avec une certaine flexibilité qui n’était pas présente le jour où vous avez décidé de combattre tout le monde et vous avez annoncé la « Guerre de Libération ».

-Ce n’est pas le cas. Les circonstances sont différentes. A l’époque j’avais deux choix : soit j’accepte ce qui se passe, soit je refuse et j’ai refusé avec toute conscience. En tant que General, les américains m’ont proposé (Richard Mor, David Newton et David Starfield) qu’une certaine personne va être le président de la république, ils m’ont aussi demandé d’assurer la tenue des élections. Ils ont essayé de me convaincre qu’ils ont vraiment mis beaucoup d’effort en essayant d’en convaincre Damas, mais cela n’était pas vrai, parce que les syriens eux-mêmes sont ceux qui l’ont nommé. « ils voulaient me sous-estimer». Je leur ai dit que ce n’est pas la première fois qu’on élit un président au Liban et tout le monde sait qu’un employé de la 3eme classe à l’ambassade des Etats-Unis peut « désigner »un président, et que les syriens seuls peuvent « désigner » un président. Mais laisser nous une petite partie pour qu’on puisse dire que les libanais ont élu leur président.Donnez-nous un mois ou deux. Nous annonçons la date limite pour la préparation des élections, et celui qui désire se nommé le fait, et alors celui qui réussit sera président. Parce que nous ne pouvons pas admettre publiquement, pour vous ou pour n’importe qui, que quoique ce soit que c’est vous qui élisez le président. Leur réponse était : « That’s a deal », ce qui veut dire, que tu n’as pas le choix que d’accepter de t’ignorer et d’ignorer les libanais sans donner de l’importance aux apparences. J’ai dit : tant que c’est un Deal, réalisez le seul donc. Sinon qu’est-ce qu’il serait advenu de nous ?

•Quelle a était l’évolution de l’Occident de cet époque jusqu’à nos jours ?
-Il s’est corrompu encore plus. Les droits de l’homme sont devenus comme un papier toilette qu’on échange.



Hezbollah avec l’équilibre Et le Chiites ont appris des fautes des Maronites et Sunnites.
•Comment retrouvez-vous la phase de la résolution 1559 ?
-Nous voulions une résolution du Conseil de Sécurité pour l’application de la résolution 520. Nous étions en train de travailler d’une direction, et une décision a était promulguée dans une autre direction. Il existe des dispositions qui violent la souveraineté du Liban comme par exemple la question de la présidentielle et cela est incorrecte dans notre constitution parce que les autres présidents ont prolongé leur mandat, au point où on a commencé a la nommée la « République Al Moghayyat »

•Mais la décision est liée à l’esprit des gens de désarmer la résistance ?
-Ce n’était pas cela ce que nous étions en train de chercher. Lors de la réunion au Congrès avec le Comité des affaires étrangères, un américains a qualifié le Hezbollah comme étant une organisation terroriste. Je lui ai répondu que nous n’avons pas de telles organisations au Liban, mais il y a des pays terroristes. J’ai ajouté que nous ne voulons pas de guerre civile. j’ai alors découvert qu’il y a un piège. La résolution 1559 est soupçonneuse.

Je suis sorti du Liban parce que j’ai lutté contre les syriens, et l’Occident veut que j’y retourne pour les combattre de nouveau. En Novembre 2004, nous étions invités à Paris pour la fête d’indépendance du Liban. Nous étions invités de la part de la résidence et des Loyalistes pour discuter la situation du Liban après le retrait des syriens de ses territoires. Les invitations ont était distribuée. La réception du premier ministre Rafic Al Hariri et du député Walid Joumblatt s’est faite d’une manière cynique par leurs invitants. On a dit : « Mais quel retrait, nous n’avons même pas le pouvoir de les retirer à Dahr Al Baidar ! ». J’avais plus d’espoir. L’ancien ministre Karim Bakradouni m’a conseillé alors de me mettre en contact avec les syriens pour qu’ils fassent pression sur les Libanais pour leur participation. J’ai envoyé une lettre à Bachar el Assad, en Janvier 2005, (lettre a était écrite par un compagnon, et est publiée pour la première fois) pour qu’on arrive à une solution et pour que la résolution 1559 ne soit pas interprétée loin de son contexte. J’ai aussi demandé la participation d’une délégation de Damas à la réunion pour dissiper les concernes et doutes des syriens. Un ami, Gabi Issa, a emmené la lettre, et a rencontré le sous-ministre des affaires étrangères Walid Al Mouallem. Cela était avant le 14 février 2005 et bien avant l’entente avec le Hezbollah. J’avais plein d’enthousiasme pour la conférence, et j’ai écrit un brouillon au sujet de la version finale du Liban, dans lequel nous remercions la Syrie pour tout ce qu’elle a fait pour nous. Tout cela pour une honorable sortie de la Syrie, et parce que j’ai confiance que la souveraineté du Liban mérite qu’on le fasse.

Dans le contexte de la résistance je suis contre Daech (l’Etat Islamique)et Israël, et j’ai choisi mes racines entre l’Occident et l’Amérique.

-Donc vous vous dissocié de la résolution 1559 ?

•La seule raison qui m’a laissé soutenir cette résolution, c’était le retrait des syriens. Mais profondément, c’était une résolution qui guide à d’autres choses. L’ambassadeur d’Amérique m’a réprimandé pour l’entente avec le Hezbollah.
J’ai répondu : le dixième point dans la compréhension est à propos de la stratégie de défense que désarme le Hezbollah, « qu’est-ce qu’il y a de mieux ? ».
J’applique la résolution 1559. Ça a duré 22 ans pour que à la fin la résolution 425 soit appliquée par la force, donnez-nous quelques années pour qu’on puisse appliquer la résolution 1559.

La Position envers la Résistance

•Quant-est ce que vous avez révisé votre position envers la Résistance ?
•Il y avait une question, qui a rapport avec l’état religieux, qui n’avaient pas besoin de révision mais de clarification. J’étais en France, et je n’avais pas de connaissance personnelle avec les personnes concernées. Mais à la base, je suis résistant par conviction, et Mr. Hassan Nasrallah le sait très bien. Avant mon retour de l’exil on m’a posé la question suivante sur la chaine Al Manar : Si Israël lance une guerre contre le Liban avec qui seras-tu ?
J’ai répondu, étonné de la question : pour sûr avec la Résistance et avec mon pays. J’ai répondu sans avoir aucune information sur l’équilibre des puissances militaires sur le terrain. Cette position était prise avant la signature de la convention. Il n y a même pas question de position dans la guerre dans cette dernière. Mais avec le début de la guerre de Juillet 2006, j’ai pris ma position, et cela parce que les projections tuent les libanais.

•De l’extérieur, avez-vous évalué la parole de la Résistance au sujet de sa capacité de combattre Israël comme étantexagérée ?
-Malgré que tout le monde fût contre la Résistance, j’étais le premier politicien au Liban, dans la guerre de Juillet, qui était de l’avis que le Hezbollah aille gagner. J’ai dit cela, après avoir fait la connaissance du Hezbollah et son entourage.
On m’a interrogé sur le canal américain « Freedom » à propos des paroles de Mr Hassan Nassralah sur la guerre ouverte, j’ai répondu que Hassan Nassrallah est le meilleur et c’est pour cela qu’il va gagner la guerre ouverte.

L’Occident s’est corrompu encore plus, et les droits de l’Homme sont devenu des papiers toilette qu’on échange.
J’ai dit cela en me basant sur le fait que l’Homme est celui qui a inventé la machine et c’est lui alors qui l’entrave, et les américains le savent très bien après leur expérience au Vietnam.

•Lors de la signature de la convention, est-ce que vous aviez anticipé ce qui se passe aujourd’hui ?

-Ce jour-là, j’ai limité mes options. Soit je choisis la ligne orientale, soit la ligne israélo-américaine. J’ai choisi la ligne orientale à cause de mes racines, qui n’appartiennent pas au reste des invasions des croisades.

•N’êtes-vous pas intimidé lorsque Mr. Hasan Nasrallah déclare que la Résistance va être où elle doit être, et quand le Hezbollah lutte en Syrie et envoie les expertisesnécessaires en Irak ?

-Je suis militaire et j’ai une bonne histoire académiquement et dans le domaine. C’est seulement le brave qui combat en dehors de son territoire. La raison derrière « l’énervement » d’Israël est que la guerre est arrivée à leur terrain, et cela après qu’ils aient battus préalablement, où il quand ils voulaient.
« Le fort » combat en dehors de son territoire. Auparavant, si quelqu’un entrait dans notre territoire, nous sautions du Rocher de Raouché.« Daech » et « Al Nosra » sont arrivés sur nos frontières et ont dépassé nos territoires. Il est impossible qu’on sépare l’Irak et la Syrie au niveau de la sécurité, et non plus la Syrie du Liban. Est-ce que Feltmanet Lieberman ne sont-ils venu au valet de Khaled pour l’exploration ? On peut dire, en politique, qu’il est interdit d’intervenir de combattre ailleurs, mais est-ce qu’on a pris la permission avant d’utiliser le port de Tripoli (le Bateau de Loutfallah). A Ghoubeiri, il y avait un commerçant de maquignons. Quand il voulait mettre le scelle sur les vaches et les taureaux, il leur préparait de la nourriture, et en mangeant il chauffait le tampon, « il met la scelle sur le taureau, il meugle et puis retourne à son manger » ? Cette action est faite à tour de rôle et non pas tous ensemble pour qu’il n’y ait pas du chaos.
Il y a des gens « qui ressemblent aux vaches », qui ne peuvent pas prévenir ou voir les choses incorrectes avant qu’elles ne les atteintspersonnellement.

•Avez-vous compris tôt les préoccupations de Hezbollah ?

-(En interrompant) « Il est interdit qu’on dit » que ce sont les préoccupations du Hezbollah ! Ce sont les miens.

•A quelles mesures, ce que vous êtes en train de dire représente les convictions dans le domaine chrétien ?
-Le pourcentage s’est bien élevé.

•Est –ce que vous vous qualifiez aujourd’hui comme étant du côté de la Résistance ?
-Pour sûr avec la Résistance et contre Daech et Israël ?

•Et ayant les priorités de la Résistance ?
Daech est une priorité le danger vient dans notre direction.

•Ne craignez-vous pas le surplus du pouvoir chez les chiites aujourd’hui ?
Je pense que ce surplus est compris par les chiites. Ils ont appris des fautes des politiques des chrétiens et des sunnites. Je ne le craigne pas pour différentes raisons, ma connaissance des gens et leur fréquentation. Mr Hassan Nasrallah est avec l’équilibre.


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